vendredi 26 août 2016

Méditation 1







Autour de la salle de méditation
les fleurs,
la fraîcheur de l'air,
l'obscurité encore.

Les cloches glacées 
aux voix sombres et profondes 
éveillent l'univers.
Silence des carillons dorés,
immobilité des bannières.

Les hymnes de joie 
nous emmènent au-delà du monde.

Les robes noires se réjouissent 
en se décrassant des illusions.

Le sutra de Lankavatara récité,
un moment de pause;
les tuiles du toit du monastère
silencieusement illuminées.

Long Lian  


Images: goabroadfund, pexels.

mercredi 17 août 2016

Août au jardin: arroser...










Le principal souci du jardinier en été c'est évidemment l'arrosage du jardin.  Avec une prise d'eau et une lance d'arrosage, on peut arroser rapidement , et, pour ainsi dire, en série: en un temps relativement court, nous éclabousserons, non seulement les plate-bandes, mais aussi le gazon, la famille du voisin qui est en train de goûter, les passants dans la rue, l'intérieur de notre maison, tous les membres de notre famille et surtout nous-mêmes.




Le jet d'une lance à arrosage a un effet formidable, presque comparable à celui d'une mitrailleuse; on peut s'en servir pour creuser un trou dans la terre en un instant, pour briser les plantes et pour arracher aux arbres leur feuillage.



Vous pouvez vous rafraîchir d'une façon idéale, en dirigeant le jet de votre lance contre le vent: c'est de la véritable hydrothérapie, tant cela vous pénètre. La lance d’arrosage a de plus la manie particulière de se trouer quelque part vers le milieu, à l'endroit que vous soupçonnez le moins; et alors, vous vous tenez comme un dieu des Ondes au milieu de rayons jaillissants, un long serpent d'eau enrouler à à vos pieds:c'est un spectacle saisissant.



Ensuite, lorsque vous êtes trempés jusqu'aux os, vous déclarez avec contentement que le jardin en a assez et vous allez vous sécher. Pendant ce temps, votre jardin a fait " Ouf", a  avalé une gorgée de vos jets d'eau sans sourciller et le voilà de nouveau sec et assoiffé comme devant.



K.Capek L'année du jardinier. 10/18
Images:  catalogue.lumiere, lexpress, culturebox.francetvinfo, gardenguides.

vendredi 8 juillet 2016

A travers le monde...à travers les pages...



Aujourd'hui



41 Grecs, ou Grecques
32 Ukrainiens ou Ukrainiennes,
13 Chinois ou Chinoises,
11 Etats-Uniens ou Uniennes...






Et aussi hier :

8 Japonais ou Japonaises
6 Espagnols ou Espagnoles 
5 Belges ou Belges  
2 Irlandais ou Irlandaises
1 Croate ou Croate



et la semaine dernière:

12 Suisses ou Suissesses
10 Canadiens ou Canadiennes
10 Marocains ou Marocaines 
5 Irlandais ou Irlandaises
4 Uruguayens ou Uruguayennes
1 Comorien ou une Comorienne
1 Canadien ou Canadienne


sont venus rendre ce visite à ce blog, 
et ils ou elles ont lu:  

Corps et esprit, c'est le Bouddha
11 juillet 2013












Dans mon pays
22 avril 2012

Limite, transparence, bleu...montagnes
26 juin 2016



 Le 7ème continent
16 janvier 2014














15 août Fête des morts au Japon
15 août 2013 
 

 





ET MOI...J'aime toujours les kakis...
12 octobre 2014





















et La Lumière Merveilleuse:
18/02/2016
 

 «Le monde entier se reflète dans l'oeil d'un moine, le monde entier est contenu dans une conversation quotidienne, le monde entier traverse votre propre corps. 

Le monde entier est votre propre lumière merveilleuse, le monde entier est à l'intérieur de votre lumière merveilleuse et le monde entier ne peut être séparé de vous. »



 et je compte bien me promener tout l'été avec la nonne Xingche:
15 mars 2013



...pure allégresse qui flotte sans fin
tandis que je récite des gathas
au ruisseau gazouillant...
 


 





...Pure allégresse!



 Bel été!  Retour en Août: le jardin!

Images Lulena, Marylise et autres...

lundi 27 juin 2016

Limite, transparence, bleu...Montagnes








     Il y a quelque chose à dire sur cette impression de brillant, de légèreté, de transparence, sur l’envie de marcher dans ces jardins, ces prairies, au pied de ces montagnes, sur cette impression irrésistiblement paradisiaque, on ne saurait préciser pourquoi.
 
 

 Eléments primordiaux: le matin, la fraîcheur d’une journée qui sera chaude, l’absolu beau temps, pas un nuage, l’est, les montagnes, les feuillages brillants comme de l’eau,



le translucide, les montagnes comme une limite bleue, légère, ne pouvant plus être dites montagnes, mais douceur bleue, mais berceau, car leurs détails sont indistincts, c’est une toile bleue, même pas, une limite bleue, une idée de limite…



P. Jacottet







in N.Savey Ed. L’atelier contemporain ( livre splendide de photos en noir et blanc avec des extraits de poèmes de Jacottet)

Peintures de Kim En Joong. Sites: espacetrevisse, kimenjoong, arcadja.

lundi 20 juin 2016

Je me fraye un chemin...




Se frayer un chemin





Comme le petit ruisseau
se frayant un chemin
à travers les pierres et la mousse, 
moi aussi, peu à peu,
je deviens clair et transparent...

   Massif de la Ste Baume: assise au bord de l'eau, dans la chaleur de cet après midi de début d'été, je médite ces paroles de Ryokan, moine zen et poète. Indifférent à ma présence -il en a vu d'autres, amoureux des mots et chercheurs de vérité, l'accompagner du regard- le ruisseau chuchote ici, chantonne là, se laisse porter en riant dans de petites cascades avant de s'étaler paresseusement au pied des grands arbres. 


   


     N'est-ce pas là aussi notre vie humaine ? Nous nous frayons un chemin, à travers les joies et les chagrins, les rires et les larmes. Il y a des obstacles que nous contournons, et d'autres que nous usons, jour après jour, et qui nous changent autant que nous les changeons. 




Il y a la douceur de certains jours qui nous retient et que l'on ne quitte qu'à regret et la fatigue qui nous immobilise dans un coin obscur de notre vie; puis, à nouveau, l'élan qui nous porte et, dans un grand mouvement joyeux, nous entraînons avec nous tout ce qui faisait obstacle. 

   

Oui, je me fraye un chemin, jour après jour ; j'avance sans savoir ce qu'il y a là-bas, un peu plus loin, juste après ce rocher ou ce grand arbre... J'avance et je découvre, et j'admire, et j'apprends. 

Ce chemin est ma vie, et ma vie est ce chemin. Le mien, et le nôtre, et celui de tous ceux et celles venus et à venir. Et ma vie se mêle à leurs vies, comme toutes les gouttes se mêlent pour faire ce ruisseau toujours changeant. Il se pourrait même qu'à travers le cycle sans fin des océans et des nuages passe devant moi un peu de cette eau que Ryokan a contemplé, si loin d'ici, il y a trois siècles.
   

De sa vie vagabonde, de ses années de moine errant, à se laisser porter comme feuille sur le courant, il constate avec simplicité que la vie le change, que le chemin l'allège, le transforme. Nous aussi, sans doute, si nous en prenons le temps : le temps de l'assise ou de la prière, le temps de la contemplation, de la réunion avec soi-même. Le temps de se laisser flotter en harmonie avec le monde. 


Et d'admirer : ici les reflets changeants des nuages, là les dessins crées par les feuilles, la couleur irisée des cailloux aperçus au fond de l'eau. Un poisson s'y coule, ombre d'argent, et un oiseau traversant le vaste ciel s'y reflète un instant.        
    

Tout ce temps qu'on pourrait croire inutile laisse en fait émerger en nous le temps du devenir : pas le devenir plein d'avidité basé sur l'avoir mais la réalisation de ce que nous sommes vraiment. 




Tout comme le ruisseau, au fil de sa course, se purifie de ses impuretés tout naturellement, ainsi Ryokan se voit-il « peu à peu, clair et transparent ». Comme cela peut nous sembler étrange, nous qui pensons le plus souvent en termes d'efforts à faire et de buts à atteindre.  

Quelle confiance magnifique ! Confiance dans ce que nous sommes en tant qu'être humain, confiance dans le sens de notre vie, confiance dans ce passage tantôt turbulent, tantôt paisible  qui nous mène vers la lumière...

Me laisser devenir un petit plus claire et transparente – et si moi aussi j'en faisais  mon vœu, mon souhait, ma résolution pour une vie nouvelle, dans la chaleur de cette journée, encouragée par le chant de l'eau, le murmure du vent dans les pins, la grande clarté de ce soleil tout neuf qui semblent me dire :«  Laisse-toi porter par cette lumière ! »





Photos: Lulena, jardinierparesseux, http://livewirespirit.com/home.html ( très joli ! à visiter!)

mercredi 15 juin 2016

Wang Wei, nuit calme




Encore une promenade, cette fois dans le calme du soir. 
Arrêtez-vous...
Ecoutez...regardez...respirez...

Le monde est là, sous nos yeux, sous nos pas, 
il s'offre à nous dans sa plénitude,
à chaque instant.




Cascade au chant d'oiseau

Repos - tombent les fleurs de canneliers
Nuit calme -  le printemps montagne vide.
Surgit la lune elle effraie un oiseau
Le cri dans la cascade printanière.





Peinture Kim En Joong 

A. Markowicz Ombres de Chine éd. Inculte

mercredi 25 mai 2016

Wang Wei: si loin, si près...

Admirer le paysage dans le calme du soir:  la nuit tombe, nous nous promenons avec Wang Wei dans ce petit village...

 Qu'est-ce qui nous parle douze siècles plus tard ? Description d'un moment saisi dans un regard: tout compte, le ciel, la rivière, le pêcheur, son propre coeur...La vie est là, avec son mouvement, et pourtant tout est tranquille. 

Et quand nous lisons les poèmes de Wang Wei, cette tranquillité, petit à petit, nous pénètre et nous change: tout est là, à chaque instant, il n'y a rien à chercher, ni à refuser, il y a à accueillir et à chérir cette vie même.


Écrit sur le rempart de la citadelle de Hebei

Hameau tout au sommet de la falaise
Havre des voyageurs brume et nuages.
De ce haut mur regarder le couchant
La rive au loin répond au bleu des cimes.
Un feu au bord- barque passant la nuit
Toit d'un pêcheur- oiseaux du soir qui rentrent.
Vide serein - ciel et terre s'endorment
Le cœur aussi tranquille que le fleuve.







Photo: Lulena 

A. Markowicz: Ombres de  Chine. Ed Inculte




vendredi 20 mai 2016

Vesak, l'Eveil du Bouddha

Ayacana Sutta: La Demande traduit du Pali 

par Thanissaro Bhikkhu







Ainsi ai-je entendu:

En une occasion, le Bienheureux récemment Eveillé demeurait à Uruvela sur la rive de la rivière Naranjara, au pied du Banyan de la Gardienne de chèvres. Alors qu’il était seul et en retraite, il se dit : 

«  Ce Dhamma que j’ai atteint est profond, difficile à voir, difficile à réaliser, tranquille, raffiné, au-delà de toute conjoncture, subtil, à être expérimenté par les sages. Mais cette génération trouve ses délices dans l’attachement, se plaît dans l’attachement, s’amuse dans l’attachement – et la conditionnalité et l’apparition co-dépendante sont difficiles à voir. 




Cet état aussi est difficile à voir : la résolution de toutes les fabrications, l’abandon de toutes les acquisitions, la fin de l’avidité ; l’absence de passion, la cessation, le détachement. 
Et si j’enseignais le Dhamma et que les autres ne le comprenaient pas, cela serait fastidieux pour moi et fastidieux pour eux. »





A ce moment, le Bienheureux pensa ces vers, jamais dits dans le passé, jamais entendus auparavant :

«  Assez maintenant avec l’enseignement
de ce que je n’ai atteint qu’avec difficulté.
Ce Dhamma n’est pas réalisé facilement par ceux
qui sont dominés par l’aversion et les passions.

Ce qui est compliqué, subtil, profond, difficile à voir,
allant à l’encontre du flot – ceux qui font leurs délices des passions,
enfermés dans l’immense obscurité, ne le verront pas. »


Tandis que le Bienheureux réfléchissait sur cela, son esprit tendait à demeurer tranquille, sans enseigner le Dhamma.

Alors Brahma Sahampati , reconnaissant grâce à son attention unique les pensées du Bienheureux, pensa : «  Le monde est perdu ! Le monde est détruit ! L’esprit du Tathagata, L’Arhant, Celui qui S’est Justement Éveillé par Lui-même tend à demeurer tranquille, sans enseigner le Dhamma ! »






Alors, tout comme un homme fort déplie son bras plié, ou replie son bras étendu, Brahma Sahampati disparut du Monde-de-Brahma et réapparut en face du Bienheureux. 

Arrangeant son vêtement de dessus sur une épaule, il s’agenouilla sur le genou droit, salua le Bienheureux avec les mains devant le cœur, et lui dit :
 «  Seigneur, que le Bienheureux enseigne le Dharma ! Que Celui qui Est Bien- Allé enseigne le Dhamma Il y a des êtres avec juste un peu de poussière dans les yeux qui s’éloignent parce qu’ils n’entendent pas le Dhamma. Il y a des êtres qui comprendront le Dhamma. » 





Voici ce que dit Brahma Sahampati. Et il ajouta : «  Dans le passé, est apparu par les maghadiens un Dhamma impur devisé par des êtres impurs. Ouvre la porte à la Non-Mort ! Laisse les entendre le Dhamma réalisé par le Sans- Souillure !

 De même que celui qui se tient sur un rocher peut voir en bas les autres tout autour de lui, Ainsi, O Sage, avec ta vision Qui Inclut Tout gravit le palais construit par le Dhamma. Libre de tout chagrin, contemple les êtres submergés par le chagrin, opprimés par la naissance et la vieillesse.

 Lève-toi, héros, victorieux dans la bataille ! O Enseignant, sans dette promène-toi dans le monde ! Enseigne le Dhamma , toi le Béni : il y aura des êtres qui comprendront. »







Le Bienheureux, ayant compris l’invitation de Brahma, de par sa compassion pour les êtres, examina le monde avec l’oeil d’un Éveillé. Faisant cela, il vit des êtres avec peu de poussière dans les yeux, et d’autres avec beaucoup ;

 il reconnut ceux qui avaient des facultés aiguisées, et ceux qui avaient un esprit obtus ; des êtres avec de bonnes facultés,et d’autres avec des mauvaises ; ceux à qui enseigner serait facile, et ceux à qui ce serait difficile, certains d’entre eux voyant disgrâce et danger dans l’autre monde.


Comme dans un étang de lotus bleus, rouges ou blancs, certains lotus – nés et poussant dans l’eau- peuvent fleurir alors même qu’ils sont immergés dans l’eau, sans s’élever au-dessus d’elle ; certains peuvent effleurer la surface de l’eau alors que d’autres peuvent s’élever au-dessus de l’eau et s’y tenir sans être touché par elle ;






 ainsi, examinant le monde avec l’oeil d’un Éveillé, le Bienheureux vit ceux qui avaient des facultés aiguisées, et ceux qui avaient un esprit obtus ; des êtres avec de bonnes facultés, et d’autres avec des mauvaises ; ceux à qui enseigner serait facile, et ceux à qui ce serait difficile, certains d’entre eux voyant disgrâce et danger dans l’autre monde.


Ayant vu cela, il répondit en vers à Brahma Sahampati :
« Ouvertes sont les portes de la Non-Mort à ceux qui ont des oreilles. Qu’ils montrent leur confiance. «





Alors Brahma Sahampati pensa : «  Le Béni a donné son accord pour enseigner le Dhamma » s’inclina devant le Bienheureux et le contournant par la droite disparut à l’instant.



 Ainsi, 25 siècles plus tard, avons-nous le bonheur de pouvoir lire, écouter, conserver, et comprendre les Enseignements du Victorieux...



Traduction Fr: Lulena 

Images: merchantcircle, 123rf, 67notout, indigoelixir, wikipedia,  Yvon/Anne, buddhagroove.

vendredi 13 mai 2016

Entre présence et absence





Nuit de printemps, poème impromptu


Les herbes sauvages sont secrètement parties avec le vent

L'éclat de ce printemps chaotique déjà à moitié disparu 

Appuyée sur la balustrade de pierre  je me repose un instant

La lune dans la cour quelque part entre présence et absence 




 Jingnuo Nonne bouddhiste Chine 17 ème S.

Traduction Lulena








mardi 10 mai 2016

Mai au jardin: le jardinier corps-et-esprit




...mais ce n'est pas la Fête du travail que je veux célébrer, mais celle de la propriété privée; et s'il ne pleut pas je la célèbrerai accroupi dans mon jardin en marmottant: " Attends, je vais te donner un peu plus de tourbe et te couper cette pousse; tu voudrais t'enfoncer davantage dans la terre, hein? " Et la plante dira que oui et je l'enfoncerai plus profondément dans la terre. 




Car cette terre est arrosée de ma sueur et de mon sang, et cela au sens propre du terme car lorsqu'on coupe un rameau ou une pousse, il est presque fatal que l'on s'entaille le doigt , lequel n'est pas autre chose lui aussi qu'une pousse et un rameau.


Quiconque a un jardin devient inéluctablement un défenseur de la propriété privée, et alors ce n'est pas un rosier qui pousse dans ce jardin, c'est son rosier. 





L'homme jardinier est indubitablement un produit de la civilisation et pas du tout de l'évolution naturelle. S'il avait été produit par la nature, il serait fait tout différemment: il aurait des jambes de scarabée afin de n'être point obligé de s'asseoir à croupetons et il aurait des ailes, d'abord parce que c'est plus joli, et en second lieu, pour pouvoir s'élever au-dessus de ses plate-bandes. 







Quiconque n'en a pas fait l'épreuve ne peut se faire une idée de l'embarras que constituent les jambes pour un homme qui ne sait où les poser:  il ne peut s'imaginer comme elles sont inutilement longues quand il faut les plier au-dessous de soi pour creuser la terre avec les doigts, ou ridiculement courtes quand on a besoin d'atteindre l'autre côté d'une plate-bande sans écraser un tapis de pyrêthres....





Mais, étant donné que le jardinier est, extérieurement, conditionné de façon aussi imparfaite que tout le monde, il ne lui reste qu'à montrer ce dont il est capable, comme se balancer sur la pointe d'un seul pied, s'écarter en largeur sur quatre mètres, se poser aussi délicatement qu'un papillon ou un hochequeue, faire tenir son corps dans un pouce carré de terrain, se maintenir en équilibre au mépris de toutes les lois de la pesanteur - et par-dessus tout cela conserver, ce faisant, une certaine dignité pour que les gens ne se moquent pas de lui...







 


K. Capek:   L'année du jardinier 10/18   

Photos:  extension.uidaho.edu, jungletaming,  birdsqandblooms,albertson