jeudi 27 avril 2017

Land Art


LAND ART BRUT !


ART ÉPHÉMÈRE !



Bac à sable
Square Notre Dame
mardi 10h30

jeudi 20 avril 2017

Le chant du dragon



Koboku こぼく un arbre qui a perdu 

ses feuilles - le vent doré...- 

un arbre qui a été coupé et dont il ne 

reste que le tronc – 

assis bien droit comme une personne 

faisant zazen, ne s'allongeant jamais. 


S'asseoir en zazen sans rien chercher.



Mais vous n'êtes pas un arbre mort :
 
"Un moine demanda à Shishuang : «  Qu'est-ce qu'un dragon chantant dans un arbre desséché ?
Shishuang dit : «  Il garde encore de la joie.
- Qu'est-ce qu'un globe oculaire dans un crâne ?
- Il garde encore de la conscience. "

 " Ceux qui ne sont pas dans la Voie parle d'un arbre desséché, mais ils ne le connaissent pas authentiquement ; comment pourraient-ils entendre le dragon chanter ? Ils pensent qu'un arbre desséché n'est autre qu'un arbre mort, dont les feuilles ne repoussent pas au printemps."

(...) 

Je me demande si quelqu'un l'a déjà 

entendu... 

Pour cette question, dites : 

« Le chant du dragon est un hurlement 

et un fredonnement dans l'eau boueuse, 

expirant à travers les narines. » 


M° Dogen, SBGZ : Le Chant du Dragon


C'est le printemps...
Chantez maintenant !
 
Photo: Visoflora
Calligraphie: Lulena

samedi 15 avril 2017

Printemps des chats

 Lune 

à la fenêtre -

printemps des chats
 



Pillage d'un haiku et d'une image...Merci aux auteurs....Lulena 

lundi 10 avril 2017

Pfff...printemps!


春を待こころの中に春を…?
Kito Akiyoshi


Printemps, printemps! quand c’est le printemps...
 


dans le coeur aussi
le printemps fleurit?
 
le coeur aussi
se réveille tout fleuri…?

dans le coeur aussi
tout reverdit?

le coeur aussi
vert que les prairies…?

dans le coeur aussi
l’hiver est fini ?

le coeur aussi
tout ragaillardi…?

etc, etc…

Pfff, printemps, quoi!





Photo: Lulena






vendredi 7 avril 2017

Naissance du Bouddha


 

 

 

Naissance du Bouddha - Fête des Fleurs

      
    On célèbre l'anniversaire du Bouddha Shâkyamuni le 8 avril. Il est né dans le jardin de Lumbini, situé en Kapilavastu, un petit royaume au pied de l'Himalaya il y a 2500 ans. Il était le fils du roi Suddhodana et de la reine Maya. Il s'appelait Siddhartha et plus tard, Bouddha Shâkyamuni. 

On rapporte qu'au moment de sa naissance, il a déclaré « Le ciel, la terre et moi formons un seul et même être. » Dans chaque temple, au Japon, on trouve un petit pavillon décoré et fleuri, recouvert d'une statue du bébé Bouddha pointant un doigt vers le ciel et un doigt vers la terre. Cette statue est arrosée par les participants de thé sucré- Amacha- à base de fleurs de chrysanthèmes.

Le thé sucré est un élément essentiel de la fête des fleurs. Selon la légende, deux dragons rois firent pleuvoir une pluie sucrée chaude et fraîche depuis le paradis pour baigner le bébé Bouddha. 
 On boit du thé sucré pendant la fête des fleurs, et il y a également une coutume selon laquelle on le moud pour en faire de l'encre sumi avec laquelle on écrit « Le 8 avril est un jour de chance et les insectes sont repoussés. » On pend le morceau de papier sur lequel on a écrit cette phrase à l'envers pour éloigner les insectes indésirables.




Hokaiji France








On célèbre la fête des fleurs dans les temples, mais c'est également un évènement public, surtout dans les jardins d'enfants. 

  http://global.sotozen-net.or.jp/fre/event/spring/flower_festival.html


Japon www.ryofupussel.org







C'est aussi une fête du printemps et du renouveau, et les temples, les maisons s'emplissent de fleurs...


Dans tous les temples bouddhistes,
akemimblog.wordpress.com
la fête qui se déroule selon un mode typiquement japonais: d'abord une cérémonie très sérieuse, vêtements colorés des officiants, offrande de l'encens, récitation de sutras, poisson de bois et gongs...
Puis quand cette partie -là, officielle, est finie, les enfants courent partout, les gens discutent et s'interpellent, on offre thé et gâteaux, et saké dans la pièce derrière l'autel!

Non, les Japonais ne sont pas toujours sérieux! Ils aiment rire et s'amuser, mais il importe de bien faire la distinction entre les moments formels et informels...


 






 
Cette année, nous passerons cette fête au temple...







  ... elle marque le vrai début du printemps,


 et  c'est un moment de joie pour tous ceux qui marchent sur la Voie...








mercredi 29 mars 2017

Soyez curieux, aimez la diversité!

T

  La composition des mondes P.Descola

 Ce que notre planète a de singulier, c’est que des centaines de millions d’années d’évolution ont rendu possible une prolifération de formes de vie,
de modes d’être, de types d’interactions absolument prodigieuses. 


Et dans une minuscule partie de cette très longue évolution apparaît l’histoire des sociétés humaines 
 qui nous semble déjà très longue et d’une grande richesse aussi.



S’il y a quelque chose d’admirable et d’infiniment précieux dans ce qui est peut-être l’exception de l’univers qu’est la terre, c’est précisément cela: 



c’est d’avoir été le support et la condition de cette multiplicités de formes d’existence non humaine et humaine. 








S’il y a donc une valeur à défendre en soi, c’est à dire une valeur normative et détachée de toute fonction utilitaire, une valeur unique parce que ce à quoi elle s’attache n’existe peut être nulle part ailleurs et s’est révélée très fragile, c’est bien celle de la diversité et de toutes les expressions où elle peut se manifester - 






diversité des organismes, diversité des modes de vie, des manières de faire et de communiquer, 



des manières de produire et de raconter, des manières de s’agréger et même de se détruire.




La composition des mondes, et le rôle sans pareil qu’y jouent les humains, c’est aussi cela: à partir de la diversité des éléments offerts à leur perception et à leur entendement, ils ont, en combinant ces éléments d’une myriade de façons, encore augmenté la diversité que les premiers hominidés avaient trouvé.




(…) C’ est ce que nous devons défendre, ce à quoi nous tenons vraiment, parce que vivre dans un monde où les formes de vie, les formes de pensée, les langues, les façons de se relier au monde, 




varient infiniment, est une source de joie et un défi pour pour la paresse de l’esprit






et que cette diversité là nous apporte la surprise et l’émerveillement




la possibilité de faire de notre vie une suite de petits bonheurs suspendus aux fils du hasard.




Un monde monotone et monochrome (…) est un cauchemar.
 





Car exister, pour un humain, c’est différer.






La composition des mondes P.Descola Ed. Flammarion

vendredi 17 mars 2017

Petit square du 11ème, jour de grand soleil


Petit square du 11ème, hier, jour de grand soleil.





Les arbres   vivre un jour
De l'intérieur le déploiement
Lent du bourgeon   voilà
Tout ce que je voudrais.
   

Les arbres    en avril 
Entrent les rameaux
Comme des papillons
Par la lucarne







Marseille 6 mars




Les arbres   le poème
Tout ensoleillé échange
Quelques fleurs
De saison


Les arbres    j'étais né 
A l'intérieur des branches
Sous l'écorce vive du temps
Au coeur secret du monde




Les arbres    cet oiseau
De la plus haute branche
Qui soudain fuit et meurt
Dans la lumière droite





Les arbres   vous aimeriez
Devenir vraiment oiseaux
Que ce chant soit enfin le vrai
Feuillage que vous portez






Les arbres    à Kyoto
 Chemin des philosophes
Que tombent sur mes songes
Les premiers pétales d'avril








Les arbres   en mai
L'illusoire certitude
D'avoir toujours été
Pur déploiement 




Extrait de : Me voici forêt J.P. Denis 
 ed Le Passeur

Photos: Lulena- Pierre






mercredi 8 mars 2017

11 mars: dernier don du Maître

  
Moriyama Daigyo Roshi



La présence du Maître, la voix du
Maître.
 

A travers le bruit de la pluie, la fleur qui tombe, les journées grises, la flamme de la bougie, la paix de la salle de méditation.
Le geste d'offrande de l'encens. 
Gassho.
La présence du Maître ne s'efface pas.

Je me souviens avoir pensé, il y a longtemps, alors qu'il était encore en vie: "Si je ne peux pas voir mon Maître dans chaque arbre de cette forêt, dans chaque feuille, dans chaque brin d'herbe, c'est que je n'aurai rien compris, non pas à son enseignement, mais à ce qu'il est, à ce que suis."


La voix résonne dans la tête, dans le coeur, dans le souffle. 
La voix ne s'éteint pas.


Chaque syllabe des soutras est chantée à travers mon Maître.
Chaque son de cloche, chaque battement du mokugyo, 
chaque mot du Dharma portent sa voix,
m'éveillent: 
pas de souvenirs, mais un écho, une résonance.

De coeur à coeur.

Le rire de mon Maître.


Et, quoiqu'on ait ressenti de gratitude pour tout ce qui était donné joyeusement, librement,
voir maintenant comme c'était peu, comme c'était pauvre.


Dernier apprentissage, dernier don du Maître:
notre coeur n'a pas de limites
- seulement celles que nous posons.

Joshin Ni



Moriyama Roshi, Joshin Sensei, Jokei Sensei, Brésil, mars 96.