mardi 25 juillet 2017

Le Nirvana des Légumes

                  YASAI NEHAN


 Cette image - le Nirvana des légumes- nous parle du problème de la vie et de la mort de tous les êtres, animés ou inanimés, ce qui nous fait toujours revenir à l’essentiel de l’enseignement du Bouddha. Effaçant les distinctions habituelles, cet enseignement s’applique aussi bien aux légumes qu’aux humains.
Yoshiaki Shimizu, Multiple Commemorations
 




Quand un Bouddha qui a atteint la perfection
de la Voie contemple le monde du Dharma,
tous ceux qui se trouvent
dans le Royaume des arbres et des plantes
sans exception deviennent Bouddha
Keami Nue vers 1440





La pratique des graines est de faire pousser des feuilles.
 Ce chou, ces carottes, ces pommes de terre, ces oignons… vont bientôt devenir moi.
Quelle idée appétissante.
Le seul que vous trouverez fleurissant dans le jardin est le Zen que vous y aurez apporté chaque jour.  
Jardiner: couper les fleurs fanées pour que de nouvelles fleurs s’épanouissent; cela nous évite de devenir graine.
Est-ce qu’un prunier sans fruit a la Nature-de-Bouddha? Schlack!!
La complexité est plus proche de la Vérité.
Respectez avec amour le style de vie des vers de terre.
Un des buts du jardin est d’arrêter le temps.
Tous les êtres éveillés s’enchantent de l’eau.
Le jardinier joyeux est la preuve d’une incarnation.
A l’intérieur du jardinier repose l’esprit du jardin extérieur.
Une paume calleuse et des ongles sales précèdent le Pouce Vert.
Quand un jardinier devient un jardinier, le Zen devient le Zen.
Quand le Divin frappe, n’envoyez pas un prophète à la porte.
Devenir invisible à soi-même est un pur acte de jardinage.
S’asseoir dans un jardin et ne rien faire est partout du grand art.
Mike Garofalo,  Pulling Onions: Quips and Maxims of a Gardener <http://www.gardendigest.com/laws.htm >


 S’asseoir tranquillement et ne rien faire, simplement être à l’écoute, n’est-ce pas une forme de méditation ? D’ouverture à l’extérieur et à l’intérieur.
   Prendre son temps, s’arrêter, regarder, écouter, se laisser imprégner. Ce sont tous les sens qui s’harmonisent et là l’apprentissage peut avoir lieu. Ce n’est pas le jardinier qui produit mais le jardinier s’éduque, apprend des insectes, des vers de terres, des oiseaux. Ou bien il est autant jardiné qu’il est jardinier.
Tout est exposé et vous le voyez et vous le vivez. C’est la carapace qui tombe et il n’y a plus de barrière entre vous et le monde.
 C’est une belle idée de prendre son temps, même quand on veut se dépêcher ou que l’on trouve que l’on n’a pas le temps, qu’il y a des milliers de choses à faire, terminer, etc. Je voudrais que cet été quand nous allons travailler dans le jardin, nous prenions quelques minutes sans bouger en y arrivant: prendre le temps de s’imprégner de l’atmosphère du lieu et non plus « travailler » dans le jardin mais bien qu’il nous travaille autant que nous le travaillons, prendre le temps pour réellement voir le jardin et y ouvrir son cœur. DsL






Dessin : Yvon
Illustrations et textes:  http://www.gardendigest.com/zen/vegnir.htm
 Kaiser Gardens_buddha, satoriinthegarden, kamoclub


1 commentaire:

  1. le chant de l'arrosoir
    fait rougir les tomates
    elles fuient les sauterelles

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